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Cuba chez l'habitant



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Religion

1. Historique

Dès le milieu du XVI ème siècle, la culture espagnole et plus encore, la religion est solidement ancrée à Cuba. Les colons ont imposé leur religion à tous ceux qui ont croisé le chemin du nouveau monde et les esclaves venus des plantations de sucre venus d'Afrique de l'Ouest ont été à leur arrivée à Cuba, convertis au catholicisme sans pour autant avoir le droit d'entrer dans les églises des colons. Par après, la révolution cubaine menée par Fidel Castro et Che Guevara, l'église catholique fût interdite et le nombre de pratiquants a nettement diminué jusqu'à la fin du siècle.

Après avoir manqué de disparaître de Cuba, le catholicisme est aujourd'hui accepté par le gouvernement et le pape Jean-Paul II a, lors d'une visite officielle à Cuba, il y a de cela 4 ans reconnu l'archevêque et les évêques de Cuba. Toutefois, rares sont les Cubains qui se rendent à l'église, préférant pratiquer leur culte chez eux. En 1994, l'Etat cubain a accordé une dispense afin qu'ils puissent fêter Noël librement. Même si le catholicisme est bien implanté à Cuba, l'ancien système religieux, appelé Santéria, se pratique beaucoup plus dans tout le pays.

2. Les autres religions

Cependant, d'autres religions sont pratiquées à Cuba qui trouvent leurs origines dans les traditions afro-cubaine.
Parmi ces religions figurent :

  1. La Santéria ou la règle d'Ocha
  2. La règle du bâton
  3. La société secrète Abakuá

A. La Santéria ou la règle d'Ocha

Son origine nous provient du Bénin, implantée au 17eme siècle par les esclaves noirs, cette religion est très bien implantée dans toute l'île. Le syncrétisme entre dans cette religion et celle de ses maîtres en mêlant les divinités africaines aux saints catholiques et plus précisément, la Santéria, comparable au Vaudou, est née de l'union des neufs principaux Dieux de la secte d'Abakuá. Tout cela nous donne la religion de la Santéria. On reconnaît aisément les pratiquants de la Santéria appelés les "Santéros" portant des habits blancs et des colliers de couleurs ayant une signification très distincte ( la paix, le chemin, la mort, ...)

Les pratiquants de la Santéria se réunissent dans des lieux extérieurs aux villes afin de pratiquer leurs religion, langue et danses en toute liberté.

Pour entrer dans cette religion, des pratiques telles que des sacrifices d'animaux doivent être effectués et le sang de ces sacrifices est utilisé comme cadeau aux Dieux.

La Santéria n'a pas les mêmes dates de fête que nous. La fête du Babalao est intermédiaire entre les hommes et les Dieux, on y offre des offrandes, de l'argent, du rhum, des cigares et tout autre objet symbolique.

B. La règle du bâton

La règle du bâton provient du Congo, de l'Angola et du Zaïre. Les esclaves arrachés à ces régions apportèrent avec eux un enganga, un réceptacle qui contient tout ce qui vibre dans la nature, les terres, les eaux et les métaux. Pendant l'initiation à la règle du bâton, on fait des incisions en plusieurs endroits sur le corps de l'initié pour qu'il puisse communier avec son enganga. Le rituel se déroule comme suit : on commence par rayer le corps de l'initié pour qu'il puisse communiquer avec son enganga lui correspondant et voir s'il peut en posséder un. Le sang de l'initié est ensuite bu par le parrain et l'initié lui-même.

C. La société secrète d'Abakua

D'origine du Sud-ouest du Nigéria et implantée à Cuba au 17eme siècle, cette religion est la seule à posséder des temples et lieux pour pratiquer le culte.

Ces hommes très forts furent amenés comme esclaves pour travailler sur les quais portuaires, ils se regroupaient aux alentours de La Havane, de Matanzas et de Cardenas. Ils se réunissaient pour accumuler de l'argent afin de venir en aide à ceux qui étaient toujours esclaves en payant le prix de leur libération. Cette société secrète, qui ressemble beaucoup dans sa forme, à celle des Francs Maçons, est toujours vivante aujourd'hui.

Les membres de cette société doivent vivre une rigoureuse pratique éthique.